Pierre sur Pierre

Nous avons rencontré Pierre grâce à Facebook. Il a répondu favorablement à notre appel à témoignages. D’entrée, il nous fait grande impression. Mûr, doux, posé, il nous dresse son autoportrait. Nous l’écoutons. C’est pourquoi nous choisissons de vous livrer son histoire telle quelle : un récit qui suit l’itinéraire intérieur d’un adolescent qui a compris tôt qu’il était homosexuel et qui a su procéder avec finesse et considération pour l’annoncer à ses proches. Son coming out est à l’image de Pierre : paisible et réfléchi.

Solliciter
Témoigner

J’ai 24 ans, je suis né à Rennes. J’ai suivi toute ma scolarité là-bas – maternelle, collège, lycée et classe préparatoire. Je suis issu d’une fratrie de 4 enfants dont je suis le benjamin. Mon père est médecin. Ma mère a été femme au foyer pendant très longtemps et elle est aujourd’hui conseillère conjugale. Je dirais que j’ai reçu une éducation traditionnelle mais, entendons-nous bien sur ce terme, nous étions très ouverts sur le monde. Nous ne vivions pas dans un microcosme fermé. La famille nucléaire était issue d’une tradition catholique, mais tout ce qu’il y a de plus soft. Mon homosexualité a toujours été là. Je me souviens dès l’âge de 3/4 ans avoir ressenti une attirance pour les garçons. A l’époque bien sûr, il m’était impossible de mettre des mots là-dessus.

Au collège, j’ai commencé à me dire que les filles ne m’intéressaient absolument pas. Pour autant, je ne me suis jamais senti anormal, je savais que j’étais différent. Mes parents sans être des gros réactionnaires fascistes produisaient tout de même un discours à tendance homophobe à la maison. Lorsque le sujet était abordé, ils se fermaient. Ma mère, par exemple, psy dans l’approche, disait qu’il s’agissait peut-être d’un problème de construction pour des êtres en souffrance. La question de mon orientation sexuelle a commencé à me travailler fortement vers le milieu du collège. Il y avait Internet à ce moment-là ; j’avais donc accès à des forums, à la pornographie. Je savais bien que j’étais gay mais je crois que j’ai eu besoin d’un changement dans ma vie pour évoluer par rapport à l’homosexualité. Ce changement a été la fin du collège.

“Acceptele : tu es homosexuel.”

Je me souviens, c’était début septembre. Nous étions à une fête de famille, j’avais dormi sur place. Le matin, je suis parti me balader dans le parc et je me suis dit “Accepte le : tu es homosexuel”. Je l’ai dit tout fort. Je me le suis dit pour moi et ça m’a fait chier. Je me suis demandé comment la famille allait réagir quand je leur dirai. Nous sommes une famille très unie, mes parents s’aiment plus que jamais, ce qui assure la solidité des liens familiaux. Je me suis donc dit qu’au nom de cette unité, ils l’accepteraient. Je sentais tout de même que ce secret allait être lourd à porter. Il était trop tôt pour le dévoiler. C’était avant le débat sur le mariage pour tous. Il y avait beaucoup de maladresses de la part de la société civile. J’arrivais dans un lycée ancré très à gauche et je savais qu’il y allait y avoir des réactions du type “Ah, tu es gay, c’est génial !” si je le disais. Non ce n’est pas génial, c’est ni bien ni mal en fait. J’anticipais toute une succession d’épisodes de vie embarrassants. Je savais que, vers mes 17/18 ans, tous mes potes auraient eu une copine. Je n’avais aucune envie de feindre une relation hétérosexuelle pour « tromper l’ennemi ». J’anticipais toutes ces situations et je n’avais pas envie de les traverser.

Mon collège se trouvait en banlieue rennaise, dans une petite ville à 10 minutes de Rennes et mon lycée était en centre ville. Je passais du privé, où j’étais beaucoup plus encadré, au public. Ce n’était pas la même population ni la même ville. J’ai fait la démarche d’accepter qui j’étais mais un évènement m’a embrouillé l’esprit. A peine arrivé au lycée, je suis tombé amoureux d’une fille. Elle a vraiment joué avec moi, on s’est embrassé une fois à midi à l’internat. Après plus rien et j’en ai souffert. Cette année, je me souviens m’être dit « Je suis amoureux d’elle oui, mais je suis quand même homosexuel ». Arrivé en première, j’ai compris que ça n’avait été qu’un écart. Elle avait joué avec ma naïveté de l’époque et j’avais été fasciné par sa personnalité de séductrice. Je fantasmais complètement notre relation et n’avais jamais eu d’attirance physique pour elle. J’étais bel et bien homosexuel.

En première, il y avait un redoublant dans notre classe qui nous a plus ou moins dit qu’il était bisexuel. On essayait de lui faire avouer et il se trouve que lors d’un voyage scolaire, il m’a confié être véritablement bi. Moi, je n’ai pas pu lui dire. L’été suivant je me suis retrouvé en soirée avec lui et j’ai tenté une approche. Je ne savais pas comment lui exprimer mon homosexualité autrement que physiquement. Pourtant je n’étais pas attiré par lui. Il m’a repoussé. Ça l’a perturbé. Une semaine après, il y avait une autre soirée, à laquelle je n’étais pas présent et il a balancé à tout le monde ce qui s’était passé avec moi. Je l’ai détesté. J’ai vécu toute l’année en sachant que ce large groupe d’amis, présent à cette soirée, était au courant. Je me sentais un peu seul. Ce qui était cool, c’est que mon meilleur pote, Corentin, était soutenant et je savais intérieurement qu’il était au courant. C’est un mec incroyable.

Le lycée s’est fini comme ça et j’ai intégré la classe préparatoire « Lettres » de ce même établissement. Là, j’ai senti que j’étais dans un milieu qui me ressemblait, beaucoup plus. Et j’ai commencé à le dire, à une amie de cette classe d’abord, puis à une autre personne. Ensuite, en février 2013, j’ai rencontré Stanislas.

“Tu seras mon premier mec.”

Chloé et Aude, des amies de collège, avaient un groupe d’amis malouins. Au moment des vacances de février, nous avons passé une soirée à Saint-Malo chez Stan. Je m’entendais bien avec lui, mais sans plus. Nous avons passé la soirée chez lui avant d’aller en boîte, je n’étais absolument pas dans le flirt mais j’étais bien éméché. Nous étions, Stan et moi, sortis sur la terrasse pour fumer et je ne sais pas ce qui s’est passé. Je me revois en train de fumer et l’instant d’après je sentais mes lèvres se décoller des siennes. On a continué de s’embrasser pendant la soirée. On est rentré chez Stan et je suis allé me coucher à ses côtés. La nuit a été incroyable. Le matin du 1er mars 2013, il m’a dit à quel point il avait passé une belle nuit. Il souhaitait me revoir. J’ai refusé. C’est étrange car je souhaitais aussi le revoir, mais il s’agissait d’une nouvelle étape dans mon homosexualité. J’avais envie de sortir avec lui, mais je n’avais pas encore eu le temps de me le dire. J’ai vite cédé. Deux jours plus tard, nous avons passé une nouvelle soirée ensemble et c’était encore mieux. Le lendemain, Stan voulait qu’on se mette ensemble. Je lui ai répondu “ Tu seras mon premier mec”. Je n’avais pas envie de faire des annonces aux gens. Alors, j’ai fait au plus simple, je l’ai présenté à ma classe de prépa, mes camarades ont compris et m’ont laissé tranquille. Avec mes amis proches, en revanche, j’ai pris le temps. Je leur ai dit individuellement. J’ai commencé par Corentin mon meilleur ami. J’avais peur qu’il me perçoive comme un prédateur et regarde nos moments d’amicales proximités sous le prisme d’une intimité que je lui aurais volée. Je l’ai toujours considéré comme un frère et je souhaitais pouvoir continuer à le faire. A mon annonce, il a répondu “Ecoute Pierre, je le savais depuis longtemps mais j’attendais que tu m’en parles et ça ne change rien pour moi. » Et ça n’a rien changé, nous avons gardé notre amitié. Mon premier coming out était passé ; ma prépa et mes amis d’enfance étaient au courant, mais le plus dur restait à faire.  

Cet été là, je suis parti en vacances dans les Pyrénées avec des amis et je devais passer par Paris. Justine, ma plus jeune soeur est celle dont je suis le plus proche. Elle m’a logé ce soir là. Nous nous retrouvons et entamons une balade. Nous discutons des heures. Je lui dis que j’ai quelque chose à lui confier mais je tourne autour du pot, je n’ose pas. Au bord du plongeoir, elle me pousse : “Pierre tu es gay ?” Je saute : “Oui”. Elle m’a invité au restau et on a parlé, parlé, parlé… Toute la semaine qui a suivi, elle m’envoyait des textos du type “C’est génial que tu te confies à moi.” J’avais déjà une bonne relation de proximité avec elle, mon coming out l’a renforcée.

Est venu ensuite le moment de l’annoncer aux autres : ma grande sœur, Margaux, mon grand frère, Christophe, et surtout à mes parents. J’étais moins proche de Margaux et de Christophe que je ne l’étais de ma plus jeune sœur. Justine m’a demandé si elle pouvait l’annoncer à Margaux. Et je lui ai donné mon accord. Margaux m’a appelé le soir même et m’a dit : “ Ca me fait un énorme choc, ça m’a bouleversée mais ne t’inquiète pas ce n’est pas un problème pour moi. C’est juste que ça change des choses, du fait qu’on fasse des projections les uns ou les autres. Il me faut juste un peu de temps. » Et elle a conclu « J’aimerais bien que Christophe soit au courant. »

« Ca change juste ce que je sais de toi et j’ai l’impression de mieux te connaître maintenant. »

Christophe est mon grand frère de 8 ans mon aîné. Il était parti de la maison lorsque j’avais 13 ans. J’étais encore adolescent. C’était presque devenu un inconnu pour moi. J’ai eu besoin de temps. J’ai passé toute ma deuxième année de prépa sans lui dire. Margaux insistait, elle voulait vraiment que son grand frère le sache. Pour elle, c’était important d’être dans une relation vraie avec Christophe, ce que je comprends complètement. Elle m’a mis la pression et a fini par en parler à Christophe avec mon assentiment. Il m’a appelé dans la foulée “Écoute, ça ne change absolument rien à l’opinion que j’ai de toi. Ca change juste ce que je sais de toi et j’ai l’impression de mieux te connaître maintenant. Je trouve ça courageux que tu oses enfin nous le dire. J’espère juste que je pourrais continuer à t’appeler « ma grande » quand je veux.” Ca m’allait très bien. “ Par contre dans mon honnêteté de relation avec les parents, je souhaiterais que tu leur dises.” Je lui ai demandé de me laisser le temps. Il devait comprendre que je vivais toujours avec eux et que pour moi l’enjeu était différent. Je lui ai demandé d’attendre la fin de ma troisième année de prépa. Nous sommes tombés d’accord là dessus.

Au cours de cette période mes parents ont évolué sur la question de l’homosexualité. Ils avaient voté Sarkozy en 2012. Ils étaient dégoutés de l’élection de Hollande, notamment à cause de son projet phare : le mariage pour tous. Le modèle familial dont ils ont hérité et qu’ils ont voulu transmettre, centré sur la filiation et la transmission, était mis à mal. Lorsque le débat est arrivé sur la table, ils se sont mis, sans s’en rendre compte, à radicaliser leurs propos. Et moi, à un moment, je leur ai dit, « C’est marrant,  vous critiquez à fond et vous ne faites rien, vous restez chez vous à râler» Ça m’agaçait. « Soyez en cohérence d’acte et d’esprit. » Alors, ils sont allés manifester à Rennes. Au moins, ils faisaient quelque chose en accord avec leurs valeurs. Ils n’étaient plus dans la critique sans poser d’acte citoyen et ne restaient pas passifs. Par ailleurs, je pouvais faire la démarche de compréhension du « pourquoi ils pensaient comme cela. »

Ma mère est conseillère conjugale et familiale. Elle a suivi des formations sur la parentalité, la filiation. Elle a assisté à des entretiens de couples. Elle a lu énormément de livres de psychologie. Sa formation est solide. Elle avait donc une certaine légitimité pour parler de cela. Mon père, médecin, qui est aussi investi dans la bioéthique, avait de quoi se prononcer.  Pour être franc, je n’aimais pas du tout le paysage médiatique de l’époque. On montrait tous ces gens comme des lepénistes tarés skinhead, alors que dans le lot, il y avait des gens comme vous et moi ou comme mes parents. Quand je regardais le «  Petit Journal », j’étais profondément énervé. Je n’étais pas d’accord avec mes parents mais ne voulais pas les condamner. J’avais envie de comprendre leur démarche. J’ai toujours gardé foi en leur capacité d’évolution.

Lors de ma dernière année de prépa. Je disais à mes frères et sœurs que j’avais confiance en mes parents mais je savais aussi que ça allait être dur pour eux. « Laissez-moi ne plus être à la maison, pour leur laisser la possibilité de digérer.» La fin de ma prépa, c’était en juin 2015. En juillet, je suis parti m’installer à Paris où j’ai intégré une école de communication. Le jour de mon anniversaire, le 4 octobre, mes frères et soeurs m’ont préparé une surprise. Nous avons passé la soirée tous les 4. Ca a été l’occasion pour eux de me mettre la pression. C’est vrai que je devais prendre la décision, mais j’aurais pu attendre encore longtemps s’ils n’avaient pas insisté à ce point. Je leur ai dit “Je vais leur écrire une lettre”. Je me rappelle, la lettre est partie le matin des attentats du 13 novembre.

« Nous t’aimons, nous sommes fiers de toi. Nous t’acceptons tel que tu es. »

Dans la lettre, je leur ai parlé de mon parcours, de la façon dont j’ai assumé mon homosexualité auprès de mon entourage, puis de mes sœurs et de mon frère. Je leur disais aussi que j’étais désolé de leur annoncer cela par voie postale, pudeur qui leur laisserait le temps de réagir. Je leur expliquais également que je n’étais pas d’accord avec leur positionnement politique mais que, contrairement au discours médiatique général, je ne pensais pas qu’ils étaient fachos. Quand j’ai écrit la lettre, ma main ne tremblait pas. Elle a mis une semaine à arriver chez moi et le vendredi 20 novembre, ma mère m’a envoyé un mail. “Bonsoir mon grand, je viens de lire en direct ta lettre à ton père qui est en déplacement. Nous sommes bouleversés, nous t’aimons, nous sommes fiers de toi. Nous t’acceptons tel que tu es.

Ensuite chacun, séparément, m’a écrit une lettre, pour me dire ce qu’ils ressentaient. Mon père m’a parlé de toutes ses maladresses passées. Il s’en voulait. Il ne pouvait pas s’empêcher de se demander malgré tout s’il avait raté quelque chose dans l’éducation de son enfant. Ma mère m’a dit sensiblement la même chose. « J’ai un deuil de certaines choses à faire, mais c’est pour mieux t’accepter que je fais ce chemin là.» En fait, ça s’est parfaitement passé.

A Noël, nous nous sommes retrouvés tous les 6 à Rennes. Je suis arrivé un ou deux jours avant mes frères et soeurs. Le dimanche matin j’ai dit à mes parents “J’irais bien à la messe avec vous”. Symboliquement, je souhaitais qu’ils comprennent que je n’étais pas dans le rejet de leur foi. Je voulais montrer que je dépassais ça. Pour moi, catholique ne veut pas dire homophobe. Ils étaient ravis. Nous sommes allés au marché après la messe, nous avons  déjeuné tous les trois, pris le café sans évoquer le sujet. Au bout d’un moment mon père m’a dit “ Bon, Pierre on avait reçu une lettre à la base !” Et nous avons parlé 3/4h, ça a été un très beau moment.

« Catho ne veut pas dire facho et droite ne veut pas dire homophobe. »

Mon Coming Out s’arrête là. L’étape suivante a été d’annoncer un peu ce qui se passait dans ma vie amoureuse. Pour mes parents, il s’agissait de comprendre que l’homosexualité n’est pas seulement un état mais aussi une condition qui se vit. En 2017, j’ai vécu une séparation douloureuse. J’en ai parlé à mon père, sa réaction a été maladroite mais mignonne.  “Ah oui, j’imagine que même dans les couples homos ça doit être difficile”. Ma mère “ Tu prends le temps de vivre pour toi quand même ? Parce qu’en trois ans tu as eu trois copains...” Comme si elle me voyait comme l’archétype du « pd qui enchaîne ». Aujourd’hui, ils font moins ce genre de maladresses. La grande avancée de cette dernière année, c’est que j’ai pu parler à mes parents de mon dernier copain. Je pouvais en parler alors que j’étais en couple avec lui. Mes cousins, mes oncles et tantes commencent à le savoir aussi. Maintenant, j’ai envie que cela se fasse naturellement.

Je reconnais avoir eu la chance de ne jamais mal vivre mon homosexualité. J’ai eu un entourage bienveillant malgré son héritage catholique traditionnel. J’insiste vraiment sur ce point : catho ne veut pas dire facho et droite ne veut pas dire homophobe. Je n’aurais pas de conseil particulier à donner à un autre mais je suis à l’écoute de ceux ou celles qui auraient besoin de parler. Je pense que la meilleure chose est de partager son expérience.

Enfin, ces derniers temps je faisais des recherches sur Marguerite Yourcenar. Je suis tombé sur  son premier roman, publié en 1929, Alexis, ou le traité du vain combat. Il s’agit d’une longue lettre d’un jeune homme de 24 ans qui quitte sa femme. Il lui explique en creux – le mot n’est jamais prononcé – qu’il est homosexuel. Il doit suivre un chemin pour accepter qu’il n’est pas anormal malgré ce qu’en pense la société de l’époque. C’est un livre absolument bouleversant parce que le narrateur parle de sa prise de conscience, mais il évoque aussi l’interprétation des autres et la façon dont ils peuvent se tromper. Cela permet aussi pour quelqu’un qui souhaiterait sortir du placard, d’oser franchir le pas en se disant que les gens sont capables d’accepter. Vous pouvez parler à la personne la plus réactionnaire du monde, elle est capable d’évoluer. C’est périlleux de recommander une œuvre artistique, chacun en a sa propre appréciation mais, pour moi, ce livre touche à l’universel. Je pense qu’il pourrait être très intéressant pour quelqu’un qui souhaiterait faire son coming out.

Pour finir ce portrait, j’aimerais vous en partager un court extrait : « Les gens qui parlent par ouï dire se trompent presque toujours parce qu’ils voient du dehors et qu’ils voient grossièrement. Ils ne se figurent pas que des actes qu’ils jugent répréhensibles puissent être à la fois faciles et spontanés, comme le sont pourtant la plupart des actes humains. Ils accusent l’exemple, la contagion morale et reculent seulement la difficulté d’expliquer. Ils ne savent pas que la nature est plus diverse qu’on ne le suppose. Ils ne veulent pas le savoir car il leur est plus facile de s’indigner que de penser. Ils font l’éloge de la pureté, ils ne savent pas combien la pureté peut contenir de troubles. Ils ignorent surtout la candeur de la faute. »  

Coming Out : Les portraits

2019-05-23T13:09:44+01:00
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